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La Justice Guinéenne : Les femmes, toujours écartées de la succession, et déshéritées dans le silence complice des familles.
27-10-09 22:59
Il y a: 316 days




CONAKRY / Dans une précédente édition, nous avions évoqué un contentieux de succession pendant devant la justice de Mafanco impliquant certains grandes gueules de la famille judiciaire guinéenne .Notre alerte a-t-elle été prise en compte par le très Haut ? Suivez notre regard...



La présidente du même tribunal de Mafanco au moment de la publication de l’article, Madame SOUMAH née Djénébou DIALLO, a quant à elle, a été nommée conseiller à la Cour d’Appel de Conakry.

Notre appréhension quant aux multiples démarches entreprises par le cohéritier et ses complices, tant parmi les membres corrompus de la famille, qu’auprès de hauts fonctionnaires, tapis dans l’administration, s’est révélée exacte. En effet, le doute lourd et poisseux que nous avons exprimé par rapport au degré de corruption dans la justice guinéenne, a fini par être confirmé.En effet, la question lancinante que nous avions posée, à savoir, s’il fallait maintenir le séquestre et perdre, ou le libérer et percevoir la rémunération fonctionnelle, au mépris des droits de toutes les héritières abusées depuis dix ans, a hélas fini par nous conforter dans notre position !

C’est donc sans surprise que nous avons appris la levée du séquestre dès le lendemain de la parution de notre article ! Ce qui suppose que la décision avait été prise bien avant. N’empêche !

En concertation avec nombre de nos confrères, nous resterons mobilisés autour de cette affaire, jusqu’à ce que triomphe le droit. En effet, force doit revenir au Code Civil Guinéen. Dans tous les pays du monde, une ordonnance de séquestre des loyers est prononcée pour préserver les intérêts des parties, en attendant le règlement global du sort de la succession. Mais, vu ce que rapporte mensuellement le centre commercial El hadji Kaïraba TOURE «Le DIAKHA», (entre 95 millions et 100 millions de francs guinéens), cela n’a certainement pas laissé indifférente Madame l’ex présidente du TPI de Mafanco. Il n’y a qu’en guinée que l’on assiste à un tel déni de justice.

De peur que son protégé ne soit contraint de rendre compte de ses dix années d’une gestion qui fut des plus opaques, Mr le procureur n’a trouvé d’autre solution, que d’affirmer que son neveu est tout simplement propriétaire des biens légués par son défunt père. Cela, avec la probable complicité d’une autre cohéritière et demi-sœur, du nom de Hadja Souadou TOURE, avec laquelle un accord secret aurait été passé. Cet accord consisterait à rétrocéder à cette dernière, 30% des revenus de l’immeuble une fois que l’affaire sera jugée en leur faveur. Il est important de préciser que la mère de Hadja Souadou TOURE, la mère de Mohamed Lamine TOURE, le cohéritier,  tous  de Kindia.

De plus, il est de notoriété qu’une alliance lie les familles des deux mamans. (Wondima et Famille THIAM de Thierno Djibiya) CQFD ! ! !

Il n’a pas fallut beaucoup de temps au rédacteur de ces lignes qui est lui-même de Kindia, pour démêler l’écheveau. Les démarches actuelles seraient menées à coups de dizaines de millions de francs guinéens, par Hadja Souadou TOURE, dont plusieurs cousins germains sont de hauts fonctionnaires ayant occupé, ou qui occupent encore de hautes fonctions dans l’administration.

Cependant, de sources judicaires et sur la base de documents auxquels notre rédaction a eu accès, il apparaît que les faits sont encore plus accablants pour le cohéritier. En effet, de sources concordantes et inattaquables, il est établi que nous sommes en face d’une affaire de faux et usage de faux, avec montage de scénario, en vu de tromper la religion du tribunal. La volonté de détourner un bien commun estimé à plus de quatre milliards de francs guinéens, n’est plus une fiction! Qu’on en juge :

1°) Le Procès verbal de conseil de famille est un faux, compte tenu qu’il n’y a jamais eu de conseil famille.

2°) Le jugement d’hérédité est aussi un faux, compte tenu que l’immeuble objet du litige actuel, n’y est pas répertorié. D’autre part, il est question de la présence à ce fameux conseil de famille, d’une veuve décédée 25 ans avant son mari ! La mère de Mohamed Lamine TOURE aussi est décédée sept ans avant El hadji kaïraba ! Or, il est question de sa présence au même conseil de famille.

De plus, il y est question de mères tutrices d’enfants majeurs, qui n’ont jamais été placés sous tutelle pour la simple raison que lesdits enfants ont toujours jouis de toutes leurs capacités physiques, mentales et juridiques. Enfin, ce jugement d’hérédité n’a jamais été régularisé par les services fiscaux, et, de surcroît, n’a pas fait l’objet de la délivrance d’une attestation de non-opposition. En conséquence, il est ipso facto entaché d’irrégularité.

3°) L’attestation de donation produite par-devant le Tribunal de Mafanco est, elle aussi fausse. En ce sens qu’elle a été établie après le décès du père et signée du beau-père de Mohamed Lamine TOURE, El hadji Salimou TOURE, aujourd’hui décédé, du beau-frère et véritable génie du mal de Mohamed Lamine TOURE, en la personne de Mohamed Safimady TOURE, et de l’oncle et beau-frère de Mohamed Lamine TOURE, un homme réputé violent, vénal et escroc, du nom de Mohamed Lamine TOURE alias SAOUDIEN.

Ce sont ces deux personnes, avec l’assistance de Hadja Souadou TOURE et un des frères de Mohamed Safimady TOURE, du nom de Drissa TOURE, un aventurier rentré récemment de Côte d’Ivoire les mains et les poches vides. A ce dernier, ils auraient promis un fonds de commerce. Ce qui explique sont acharnement à s’en prendre systématiquement aux co-héritières. Ces dernières flouées dans leurs droits, se déclarent en ce qui les concerne très sereines et très confiantes quant à la suite des évènements. Elles disent opposer un total mépris aux agissements souterrains de Moundjour chérif.

Elles renouvellent par ailleurs, leur confiance au tout nouveau président du TPI de Mafanco, qui est un homme d’honneur et qui jouit de la réputation de Monsieur propre.Monsieur Victorien HABA, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un haut magistrat sur qui on peut compter. Sa longue expérience au service de la justice guinéenne est reconnue de tous. Il est réputé pour son intégrité, sa moralité et sa modération. L’expertise dont il est crédité ne sera pas de trop dans une affaire aussi sensible.

Ses collègues qui ne tarissent pas d’éloges sur lui, considèrent que c’est le fond d’intégrité qui le caractérise, qui a milité en faveur de sa promotion à ce poste.Quant à El hadj Kaïraba TOURE, qui était connu dans toute l’Afrique de l’Ouest, ses biens sont connus de tous les guinéens. Il n’est un secret pour personne qu’il n’a laissé aucun testament et n’a rien légué exclusivement à Mohamed Lamine TOURE, son prétentieux et présomptueux fils. Le moment viendra où toutes les preuves seront produites. Dans la société Mandingue et particulièrement chez les Diakhankés, les femmes sont systématiquement écartées de la succession. Elles sont déshéritées dans le silence complice des familles corrompues, au motif qu’une fille ne doit pas hériter.

Heureusement que non seulement telle n’est pas l’opinion du législateur guinéen.Le code civil guinéen dispose que l’homme et la femme naissent égaux en droit. A ce titre, il n’y a aucun privilège pour personne.La presse guinéenne quant à elle, restera mobilisée autour de cette affaire jusqu’à ce que le droit soit dit. Les héritières ne réclament rien d’autre, qu’un partage équitable entre les enfants, qu’ils soient hommes ou femmes. Est-ce trop demander? Sincèrement non. Mais qui a dit qu’une femme n’a pas droit à l’héritage de ses parents? Foutaises !

Nous y reviendons

Aboubacar SAKHO
Pays-Bas

Source : www.aujourdhui-en-guinee.com











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