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L'AUGMENTATION DU PRIX DE L'ESSENCE À LA POMPE
En augmentant le prix de l'essence cette nuit, le 13 mai 2005, le gouvernement du Général Lansana CONTÉ pose l'un des derniers actes d'essoufflement du peuple martyr de la GUINÉE. En effet le prix de l'essence est passé de 2.500 francs guinéens à 3.800 francs guinéens, comme d'habitude les automobilistes ont fait le plein de leur réservoir avant la rentrée en vigueur du nouveau prix samedi matin 14 mai 2005.
Les conséquences de cette augmentation sur la vie nationale sont connues de tout le monde . C'est la ménagère par extrapolation qui sera la première '' victime'' quant on sait que le sac du riz coûte extrêmement cher avant la fameuse du pris de l'essence. Ce qui est regrettable dans la gestion de ce gouvernement, c'est sa politique de deux poids deux mesures, personne en Guinée n'ignore que l'armée paie le riz à 18.000 francs guinéens, le complément est rajouté par le gouvernement ; ce qui n'est pas le cas pour le bas peuple qui tire le diable par la queue
LA REDACTION
AFFAIRE DES BONS DE CAISSE: LE FRAD S'EN PREND AU REGIME DE CONTÉ
<<... Ce sont plus de cent millions de dollars, l'équivalent de plus de trois cent cinquante milliards de francs guinéens, qui sont irrégulièrement soutirés des caisses du trésor public et de la banque centrale sur de simples bons volants...>>
La presse nationale et internationale, depuis un certain temps, étale au grand jour des scandales financiers qui caractérisent la gestion des finances publiques guinéennes, scandales dénoncés par la BCRG et confirmés par les réponses de l’ex-vice gouverneur et actuel ministre de la Jeunesse et des Sports ainsi que celles du ministre de l’Economie et des Finances.
Ainsi ce sont plus de cent millions de dollars, l’équivalent de plus de trois cent cinquante milliards de francs guinéens, qui sont irrégulièrement soutirés des caisses du Trésor public et de la Banque centrale sur de simples bons volants. Cet exemple n’est que la partie visible de l’iceberg, si par ailleurs on prend en compte le pillage organisé, notamment au niveau de la douane, des impôts et des société parapubliques (Soguipah, Sotelgui, Friguia, CBK, etc.), par des clans mafieux animé par des individus connus de tous le peuple de Guinée.
Il est clair qu’un tel niveau de corruption constitue la cause majeure de la disparition des réserves de change de la Banque Centrale, entraînant la hausse des taux de change des devises et l’écroulement du franc guinéen. Dans un pays où la production est faible et toutes les marchandises importées, la hausse des taux de change génère une inflation galopante qui mine le pouvoir d’achat de tous les Guinéens et crée une pauvreté généralisée, aggravée par l’augmentation illégale de l’impôt de capitation (de 2 000 à 5 000 FG).
Les dépenses illégales, les achats massifs sans appel d’offres, les dépenses non budgétisées, ont fini par porter le compte du Trésor public à un montant supérieur aux dépenses annuelles de l’Etat. Ces malversations et détournements opérés dans l’impunité absolue ont déjà été dénoncés à plusieurs reprises par les partis politiques membres du FRAD, qui ont fini par conclure que ce régime ne peut plus se réformer et que la seule solution est son départ pur et simple.
Le FRAD estime que même après ce départ, une période de transition est nécessaire pour remettre le pays sur les rails et organiser des élections libres, justes et transparentes. En effet, pour corriger ces errements et mauvaises habitudes, il est indispensable d’obtenir une rupture radicale avec le passé. A la réunion de concertation avec le Comité interministériel du dialogue, le vendredi 18 mars 2005, au Palais du peuple du FRAD ont réitéré leur position concernant :
1. La satisfaction des préalables contenus dans le Mémorandum des 33 partis, signé le 15 septembre 2003, qui ne sont qu’une stricte application de la loi à savoir :
– libération totale des ondes ;
– libre circulation des responsables et militants de tous les partis politiques sur l’ensemble du territoire national ;
– accès libre, équitable, permanent et immédiat de tous les partis politiques aux médias d’Etat ;
– liberté de manifestation (meeting, réunion, colloque, marches etc.)
– neutralité et impartialité des agents de commandement à tous les niveaux.
2. L’abrogation des articles 88, 89 et 90 de la Loi fondamentale modifiée, relatifs à la décentralisation, et le retour conséquent aux dispositions pertinentes des ordonnances 093/PRG/85 qui prévoyaient l’élection au suffrage universel des chefs de quartier et de district.
Malgré la haute appréciation qu’ils ont de l’action positive des institutions internationales sur le cours de l’évolution de notre pays, les partis du FRAD réaffirment que le changement et l’instauration de la démocratie et de l’Etat de droit en Guinée seront l’œuvre des populations guinéennes dont les souffrances sont ignorées par le régime du général Lansana Conté. Les partis du FRAD lancent un vibrant appel à toutes les forces vives de la Nation pour qu’elles se mobilisent et luttent plus efficacement pour l’avènement d’une alternance crédible en Guinée.
Conakry, le 24 mars 2005
Ont signé
Bâ Mamadou Président de l’UFDG
Jean-Marie Doré Secrétaire général de l’UPG
Alpha Condé Président du RPG
Sidya Touré Président de l’UFR
Mansour Kaba Président du Parti DYAMA
Mohamed Sacko Président du PDA
La République de guinée n'a pas encore épuisé tous ses cartouches,elle regorge pas mal de fils capables de la mettre sur le chemin du developpement tant souhaité depuis le lendemain de son accession à la souverainété nationale.Mais à défaut d'un regime politique apte à les motiver en les rendant responsables dans les domaines dont ils ont la maîtrise, nombreux sont les intellectuels guinéens qui travaillent anonymement pour les organisations internationales non sans le manque de volonté de mettre leur savoir au service de la nation qui a hautement contribué pour leur formation.
Les plus péssimistes ont estimeent que le pays de Almamy Samory Touré , de Alpha Yaya Diallo et autres est maudit .C'est pour démentir ces idées fatalistes qu'un des fils de la guinée et pas des moindres car il s'agit de Monsieur Mamady CAMARA , a pris sa plûme pour produire ce que certains appellent un chef-d'oeuvre, car il s'agit du nerf de la guerre, cette pièce ou de billets sans odeur mais sans laquelle aucune oeuvre humaine ne peux aboutir : la monnaie .
Cette monnaie qui s'effondre devant les devises étrangères comme du boeur au soleil, j'emprunte ce terme à l'une de mes professeur d'université ,de nationalité beninoise qui venait chaque année nous donner les cours de ''Contrat Civil'' à la faculté de droit de l'université de conakry.
Elle se moquait à longueur de journée de la monnaie guinéenne car elle recevait à titre de prime journalière 25.000 gnf .Le lendemain elle nous disait que ce qu'on lui a donné la veille est fini , nous restions surpris parcequ'elle disait la vérité .
Aujourd'hui, Monsieur Mamady CAMARA en rompant le silence demontre que la monnaie guinéenne peut jusqu'ici être compétitive .Son ouvrage est publié aux éditions Gandhal de conakry au mois de septembre 2004.
Les évolutions du système bancaire et monétaire de la guinée post-coloniale ont été marqués essentiellement par les stigmates de deux options de politique économique.La prémière, à partir de 1958, année de l'accession de pays à l'indépendance, voit la guinée s'engager progressivement dans un système de gestion centralisée de la monnaie et de collectivisation de ses moyens de production.
En 1984,une nouvelle option fut promise à la faveur du changement de régime politique.La libéralisation fut consacrée et conséquemment les nouvelles autorités engagèrent le pays dans les réformes structurelles profonde favirisant l'investissement privé ,la libre entreprise et la protection de la propriété privée.L'auteur de l'ouvrage, Monsieur Mamady CAMARA, a été à la fois un acteur privilégié et observateur attentif de ce processus contrasté de developpement économique,processus qui a été successivement nourri d'errement,d'improvisation et de volonté d'agir avec vigueur,au gré des évènements socio-politique et des conditionnalité des parténaires au developpement,en particulier le Fonds Monetaire International et la Banque Mondiale.
L'ouvrage inedit qu'il a produit contient à la fois des informations capitales et des analyses pertinentes qui vont au-delà de la gestion purement bancaire et monétaire,pour jeter un éclairage serein et profond sur le developpement économique et sociale de la guinée .
En effet,pour la première fois , la Guinée dispose d'un document de référrence,produit par un de ses fils,qui a le mérite de rompre le silence sur, à la fois, des contre-performences et les perspectives économiques de son pays.
De par sa qualité et l'étendue des informations qu'il propulse au grand jour,cet ouvrage servira de bréviaire aux professionnels, étudiants,chercheurs ou toute personne désireuse d'en savoir plus sur l'évolution économique de la Guinée depuis son accession a la souvérainété nationale.Mais qui est alors Monsieur Mamady CAMARA?
Economiste formé dans des universités Guinéennes et dans les institutions spécialisées étrangères notamment en France,en Italie et aus Etats-Unis d'Amérique ou il a fait un long et brillant passage à l'institut du FMI en 1977,suivi d'un second passage plus court en 1980,Mamady CAMARA allie à sa specialité strictement bancaire et monétaire son profil de cadre guinéen,ou tout simplement africain.
Placé aux avant-postes de la Banque Centrale de la République de Guinée ou il a travaillé pendant treize ans et assumé ,entre autres,les fonctions de Directeur de l'émission et du crédit (1975-1981),de Directeur de centre de formation bancaire (1982-1984),chef de cabinet/conseiller spécial du gouverneur (1984-1985).Parallelement à ses responsabilités à la BCRG,il était chargé de cours de Techniques Bancaires de 1973- 1980 é L'université Gamal Abdel Nasser de conakry.
Après avoir été coordinateur/Economiste Principal de la CEPEC de 1996 à 1999 ( Un projet de renforcement des capacités en gestion macroéconomique) financé par << African Capacity Building Fondation ) dont le siège est à Hararé ,une position qui lui a permis de réaliser des études et de publier des articles sur des questions économiques préoccupants le gouvernement guinéen,et d'engager la macroéconomie aux cadres du ministère des Finances et du Ministère du Plan,il est aujourd'hui Consultant et,en cette qualité,il a fait des traveaux pour le compte des institutions internationales telles que le PNUD,L'ONUSIDA,La Banque Mondiale et la GTZ.
Aboubacar SAKHO
ancien directeur de la publication de l'hebdomadaire
Guinéen'' L'Observateur depuis les Pays-Bas
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